La GMAO qui tient le rythme de l'atelier
Un parc machines suivi par équipement, des entretiens déclenchés à l'heure de fonctionnement et pas seulement au calendrier, et un signalement qui part du poste de travail plutôt que du couloir.
Le mardi matin où la ligne s'arrête
La presse s'arrête à 6 h 40. L'équipe de nuit avait noté « bruit anormal » sur un carnet, mais le carnet est resté au bureau du chef d'équipe, qui arrive à 8 h.
Le technicien cherche le dernier entretien : personne ne sait s'il a été fait en mars ou reporté. Le classeur donne une date, le tableur une autre.
La pièce de rechange est peut-être au magasin. Personne ne sait laquelle a servi la dernière fois, donc on démonte pour voir.
La ligne redémarre à 11 h 20. Quatre heures et quarante minutes, dont une bonne moitié passée à chercher au lieu de réparer.
Ce que ça coûte réellement
L'heure d'arrêt
Elle se chiffre, et vous la connaissez mieux que nous. Ce que la GMAO réduit n'est pas la réparation : c'est le temps passé à retrouver l'information avant de commencer.
La pièce commandée en double
Quand le catalogue porte trois écritures du même roulement, le stock est faux à trois endroits et on recommande ce qui est déjà en rayon.
La vérification manquée
Une vérification périodique d'appareil de levage échue engage la responsabilité du dirigeant en cas d'accident, et peut suspendre la garantie de l'assureur.
Les vérifications que suit un site de production
Elles ne sont pas du confort : elles se prouvent devant un inspecteur, avec des rapports datés. L'outil suit les échéances que vous déclarez et garde les rapports attachés à la machine.
Vérification générale périodique des appareils de levage
6 ou 12 mois selon l'appareil et son usageArrêté du 1er mars 2004
Échéance, organisme, verdict, numéro de rapport et réserves à lever. Une vérification échue affiche la machine comme ne devant pas être utilisée, sur sa fiche, avant qu'on y monte.
Vérification des installations électriques
AnnuelleCode du travail, art. R. 4226-16
Suivie comme une obligation bloquante ou non, à votre choix. Les observations du rapport deviennent des réserves à lever, chacune rattachable à une intervention.
Équipements sous pression
Inspection et requalification selon la catégorieArrêté du 20 novembre 2017
Périodicité en mois, préavis d'alerte configurable, et la possibilité de saisir une échéance différente quand l'organisme en décide une autre après une réserve.
Ces références sont indicatives et servent à situer le sujet. Elles ne constituent pas un conseil juridique, et la liste des obligations qui s'appliquent à votre établissement vous est donnée par votre organisme de contrôle, pas par un logiciel.
Ce qui sert particulièrement en production
Le préventif au compteur d'heures
Une machine qui tourne en trois-huit et une machine qui tourne deux jours par semaine n'ont pas le même besoin d'entretien. Vous déclenchez toutes les 500 heures de fonctionnement plutôt qu'au 1er du mois, et le relevé se saisit devant la machine.
Le signalement depuis le poste
Une étiquette QR sur la machine ouvre un formulaire rattaché à cet équipement. L'opérateur décrit, photographie, envoie. La demande arrive qualifiée et n'a plus besoin d'un carnet qui reste au bureau.
Les pièces réellement consommées
L'outil compte ce qui est sorti du magasin pour cette machine, sur ses interventions passées. Pas une prédiction : un comptage, avec le nombre de fois. C'est ce qu'on regarde avant de descendre à l'atelier.
Les pannes qui reviennent
Les interventions terminées sont regroupées par machine et par symptôme, avec l'intervalle moyen. Quatre fuites du même vérin en huit mois se voient enfin, alors qu'elles étaient réparties sur quatre écrans.
Ce que l'outil ne fait pas
Autant le dire maintenant plutôt qu'au premier usage.
Il ne se connecte pas à votre automate ni à votre supervision pour lire une valeur en direct. L'API publique permet de lui envoyer un relevé, c'est à vous ou à votre intégrateur de faire le pont.
Il ne calcule pas de TRS : il ne connaît ni vos cadences théoriques ni vos quantités produites.
Il ne remplace pas un ERP : il ne gère ni commandes fournisseurs, ni achats, ni facturation.
Il ne décide d'aucune périodicité de sécurité à votre place. Une périodicité réglementaire vient du texte ou de l'organisme, pas d'un algorithme.
Questions fréquentes
Peut-on déclencher un entretien à l'heure de fonctionnement ?
Oui. Vous créez un compteur sur la machine (heures, cycles, kilomètres), vous saisissez les relevés, et le plan se déclenche tous les N points de compteur. L'outil vous prévient aussi quand l'écart entre deux relevés sort de l'ordinaire, ce qui signale en général une faute de frappe.
Comment se passe la saisie en atelier, avec des mains sales ?
Les écrans terrain sont faits pour le téléphone et le QR code ouvre directement la bonne machine. Le relevé de compteur et les réponses de checklist fonctionnent même sans réseau : ils partent au retour de la connexion, dans l'ordre et sans doublon. Les photos, en revanche, demandent du réseau.
Et si nos machines sont déjà listées dans un tableur ?
Vous importez un fichier CSV ou XLSX. Vous choisissez la feuille et la zone du tableau, vous indiquez à quoi correspond chaque colonne, vous voyez un aperçu ligne par ligne, puis vous confirmez. Les identifiants sont conservés tels quels, zéros initiaux compris.
Les techniciens voient-ils tout le parc ?
Un technicien voit et traite les interventions qui lui sont confiées. Il ne gère ni les comptes, ni l'abonnement, ni les contrats. En revanche il voit TOUJOURS l'état de conformité d'une machine, parce qu'il doit pouvoir savoir qu'elle est interdite d'usage avant d'y monter.
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